Qui ne saute pas caennais !!!

Publié le par vaness

caen.jpgJ'ai beau actuellement être toulousaine, je suis et resterai toujours normande...et donc supportrice de mon équipe : Caen. Et là, ils nous ont gâtés...on est en Ligue 1. Après 2 années achevées à chaque fois dans la désillusion, ils l'ont fait !
Les portes d'un vestiaire en plein tremblement de terre sont restées grandes ouvertes, pour que s'échappe enfin toute cette tension accumulée. Bonheur, délivrance, fierté... l'explosion des sentiments a fait bouillonner les coeurs des Caennais, jaillir un flot rougeoyant de paroles désordonnées. Stéphane Samson, après huit ans de L2 : « On était favori, on a toujours fait la course en tête, c'était tellement usant mentalement... et puis là, tout s'éclaire, c'est bizarre... je ne réalise pas... »Le Stade Malherbe est en L1, « dix mois qu'on galère pour ça », hurle Brahim Thiam. « On a joint nos paroles aux actes. On y est !!! » Presque irrésistible de juillet à février, puis touché dans sa chair par six matches sans succès entre mars et mai, hanté par le revenant amiénois, Caen s'est relevé au meilleur moment qui soit. « On aurait aimé en finir plus tôt, ou fêter ça à d'Ornano, mais c'est dur d'éviter les passages à vide dans une saison, articule Nicolas Florentin. Alors on s'est accroché, et le match de Reims (2-1 le 11 mai) a tout changé. On était au fond du trou à la mi-temps, on perdait 1-0, mais on a trouvé les ressources pour repartir. » Istres la semaine dernière, Libourne vendredi, pour parachever le travail. « On était attendu, sous pression, rappelle le capitaine Nicolas Seube. A chaque fois, on a marqué d'entrée de jeu : on a prouvé qu'on était fort dans nos têtes. »Mazure : « La victoire du football d'attaque »Libourne, comme un raccourci de la saison. Mener, trembler, marquer encore, gagner. Et puis Yoan Gouffran, l'homme fort 2006-2007, le premier buteur de la saison en juillet dernier, si malheureux en trois énormes occasions vendredi, qui finit par trouver la faille, pour boucler la boucle. Symbole parmi d'autres. Symbole d'une équipe qui n'aura pas renié ses principes offensifs pour arriver à ses fins. Tellement obnubilée par le but (65 inscrits en 38 matches !), qu'elle en a parfois oublié de défendre. « Cette montée, c'est une juste récompense, celle d'une philosophie de jeu, résume Sébastien Mazure. On a toujours joué pour gagner, toujours. Il parait qu'aujourd'hui, c'est de plus en plus rare, mais ce soir (vendredi), c'est la victoire du football d'attaque. »Alors bien sûr, quand la L1 commencera, le fameux 4-1-3-2 version « romantique » laissera plus volontiers la place - réalité de l'élite oblige - à ce 4-2-3-1 plus prudent, rodé cette saison à Ajaccio ou Libourne. Mais Seube regarde encore derrière : « Les gens ne se rendent peut-être pas compte, mais en 76 matches depuis deux ans, on termine avec 66 points la saison passée et 71 cette fois-ci. Ce sont des chiffres exceptionnels. » La résultante d'une politique sportive stable, cimentée par les « historiques » (Seube, Hengbart, Deroin...) et bâtie par fines couches successives (renforts cette saison de Mazure et Proment, pour un seul départ, celui de Zubar). Encore une fois, et même si la L1 exige cinq ou six renforts expérimentés lors du mercato d'été, très peu de départs sont à prévoir. Malherbe a récolté les fruits de deux ans d'efforts. Il faut désormais capitaliser à l'étage supérieur.
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Publié dans Sport

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