Suite et fin des quarts de finale de la coupe de France !
Les Montpelliérains, dixièmes de Ligue 2, ont longtemps fait jeu égal avec les Rennais, même si les Bretons ont démarré pied au plancher. A la 2e minute, sur un débordement de John Utaka, Jimmy Briand trompait du bout du pied Pionnier (1-0). Pourtant, les Héraultais ne subissaient pas de contre-coup et parvenaient souvent à filer dans le dos de la défense bretonne. A la 11e minute, le centre piqué de Philippe Delaye, l'ancien Rennais, trouvait Jérôme Lafourcade, qui battait Isaksson de volée.
Le score n'a plus changé jusqu'à la fin des 90 minutes réglementaires.
Mais dans une prolongation prolifique – 6 buts en 14 minutes –, les Rennais allaient faire la différence : Olivier Monterrubio, décalé par Arnold Mvuemba, éliminait Julio Colombo et marquait (97e minute, 2-1). Quatre minutes plus tard, après un festival de Mvuemba, Monterrubio réussissait une puissante frappe à ras de terre (3-1). Rennes semblait avoir tué le match. Mais sur un contre montpelliérain, Lafourcade piquait son ballon pour réduire le score (102e minute, 3-2). Utaka permettait aux siens de creuser, à nouveau l'écart (104e minute, 4-2), imité six minutes plus tard par Källström, qui fusillait Pionnier à l'entrée de la surface (110e minute, 5-2). Lafourcade finissait le match sur un triplé (111e minute, 5-3), mais repartait pourtant battu. A l'issue de ce match riche en buts, Rennes s'est qualifiée pour les demi-finales. "Je suis bien sûr content de cette qualification, mais triste pour nos deux blessés", a déclaré Laszlo Bölöni.

Pour la revanche de la finale de 2000, il n'était pas question de retrouvailles amicales entre Nantes (L1) et Calais (CFA). Les Nantais ont été bousculés de bout en bout par une équipe amateur décomplexée, ne parvenant à marquer qu'à deux minutes du terme de la rencontre, au stade Félix-Bollaert de Lens.
Devant un public bon enfant, totalement acquis à la cause du Petit Poucet, les Calaisiens se sont offert une première mi-temps enthousiasmante. A la reprise, Calais reprenait sa marche en avant, et Hoguet obligeait Guillon à un geste défensif osé. Volontaires, les Nordistes bousculaient une formation nantaise totalement absente. Vasseur et surtout Hoguet furent tout près de plonger les Canaris dans le doute. La rencontre frisait même le ridicule pour les joueurs de l'élite, pris de panique à chaque offensive des amateurs.
Hoguet se jouait de Savinaud, obligeant Landreau à une intervention désespérée devant Vasseur (70e minute). Il n'en fallait pas plus pour que tout Bollaert s'interroge : "Et ils sont où les Canaris ?" Mais même si Nantes continuait à bafouiller son football, se montrant brouillon et sans consistance, une seule occasion suffit à la 88e minute : un centre d'Oliech repris par Da Rocha aux 25 mètres. Un rebond, et le rêve s'envolait pour Schille et ses coéquipiers.