Une fin de carrière
Il l'a annoncé ce matin, le tennisman français Nicolas Escudé prend à 30 ans sa retraite forcée en raison d'une douleur persistante à l'épaule.
"Je ne peux plus jouer, je dois en rester là". Jeudi matin, il confiait lors d'une conférence de presse à Paris qu'il mettait un terme à sa carrière après plus de dix années passées sur le circuit ATP. Professionnel depuis 1995, le Palois souffrait depuis deux ans d'une blessure à l'épaule. En novembre, il avait repris l'entraînement. Si, dans le jeu, tout se passait bien, le cap du service n'a jamais été passé. Rarement épargné par les pépins physiques dès ses débuts (hernie discale en 1996, douleurs abdominales en 2002, problèmes de bassin en 2003, ischios-jambiers début 2004, puis, la même année, son problème à l'épaule survenu à Roland-Garros contre Mikhail Youzhny au troisième tour), "le Scud" apparaissait aujourd'hui touché par une décision qu'il se voit contraint de prendre.
«Ça n'est pas moi qui décide d'arrêter, mais mon corps. Il dit stop. J'ai
été opéré de l'épaule d'une capsulite il y a presque deux ans, tout le staff médical et moi-même avons cru que je pourrais revenir en début d'année 2006 à Doha, mais depuis deux ou trois mois, alors que je me rééduque tous les jours à Roland-Garros, il n'y a plus aucune évolution, avoue le Français. Arrêter ma carrière me trottait dans la tête depuis un moment, et aujourd'hui je me suis fait une raison.» Deux années pendant lesquelles il a fallu encaisser la blessure, l'opération, et la lourde rééducation qu'engendre ce type d'intervention. Deux années pendant lesquelles le monde de la petite balle jaune continue à tourner alors qu'il ne connaît pas la date à laquelle il retrouvera le court, deux années où il est difficile de ne pas craquer. «Durant cette période, j'ai connu six ou sept mois de dépression. Cela a vraiment été très difficile. Je suis passé par tous les états, et heureusement que mes proches étaient là.»
A ces mauvais souvenirs succèdent les bons, nombreux. Lorsque la carrière du joueur est évoquée, des moments inoubliables resurgissent. Il y a d'abord cette victoire en Coupe Davis en 2001. Calé dans le top 30 à ce moment là, Nicolas Escudé se positionne en héros de l'équipe de France. Non seulement, il s'offre le scalp de Lleyton Hewitt (alors 7e mondial), mais également celui de Wayne Arthurs, tout cela sur le gazon australien. Puis il y a ses quatre titres obtenus en tournois ATP (Toulouse en 1999, Rotterdam en 2001 et 2002, Doha en 2004), et son accession aux demi-finales à l'Open d'Australie en 1998. «Dans ma carrière, j'avais pour objectif de remporter la Coupe Davis et un Grand Chelem. J'en ai réussi un sur les deux, et suis passé proche de l'autre. Je suis un peu déçu, mais je n'ai pas à rougir de ce que j'ai accompli.» Une fin de carrière sportive marque souvent le début de nouvelles ambitions. En ce qui concerne le Français, rien ne semble encore établi. «Je ne regarde ni devant, ni derrière. Il faut d'abord que je digère cette décision. A court terme, je continue ma tâche de consultant pour L'Equipe TV, L'Equipe.fr et Eurosport, auxquels j'apporterai ma contribution pour Roland-Garros. Ensuite, je suis ouvert à toute proposition.»
"Je ne peux plus jouer, je dois en rester là". Jeudi matin, il confiait lors d'une conférence de presse à Paris qu'il mettait un terme à sa carrière après plus de dix années passées sur le circuit ATP. Professionnel depuis 1995, le Palois souffrait depuis deux ans d'une blessure à l'épaule. En novembre, il avait repris l'entraînement. Si, dans le jeu, tout se passait bien, le cap du service n'a jamais été passé. Rarement épargné par les pépins physiques dès ses débuts (hernie discale en 1996, douleurs abdominales en 2002, problèmes de bassin en 2003, ischios-jambiers début 2004, puis, la même année, son problème à l'épaule survenu à Roland-Garros contre Mikhail Youzhny au troisième tour), "le Scud" apparaissait aujourd'hui touché par une décision qu'il se voit contraint de prendre.«Ça n'est pas moi qui décide d'arrêter, mais mon corps. Il dit stop. J'ai
été opéré de l'épaule d'une capsulite il y a presque deux ans, tout le staff médical et moi-même avons cru que je pourrais revenir en début d'année 2006 à Doha, mais depuis deux ou trois mois, alors que je me rééduque tous les jours à Roland-Garros, il n'y a plus aucune évolution, avoue le Français. Arrêter ma carrière me trottait dans la tête depuis un moment, et aujourd'hui je me suis fait une raison.» Deux années pendant lesquelles il a fallu encaisser la blessure, l'opération, et la lourde rééducation qu'engendre ce type d'intervention. Deux années pendant lesquelles le monde de la petite balle jaune continue à tourner alors qu'il ne connaît pas la date à laquelle il retrouvera le court, deux années où il est difficile de ne pas craquer. «Durant cette période, j'ai connu six ou sept mois de dépression. Cela a vraiment été très difficile. Je suis passé par tous les états, et heureusement que mes proches étaient là.» A ces mauvais souvenirs succèdent les bons, nombreux. Lorsque la carrière du joueur est évoquée, des moments inoubliables resurgissent. Il y a d'abord cette victoire en Coupe Davis en 2001. Calé dans le top 30 à ce moment là, Nicolas Escudé se positionne en héros de l'équipe de France. Non seulement, il s'offre le scalp de Lleyton Hewitt (alors 7e mondial), mais également celui de Wayne Arthurs, tout cela sur le gazon australien. Puis il y a ses quatre titres obtenus en tournois ATP (Toulouse en 1999, Rotterdam en 2001 et 2002, Doha en 2004), et son accession aux demi-finales à l'Open d'Australie en 1998. «Dans ma carrière, j'avais pour objectif de remporter la Coupe Davis et un Grand Chelem. J'en ai réussi un sur les deux, et suis passé proche de l'autre. Je suis un peu déçu, mais je n'ai pas à rougir de ce que j'ai accompli.» Une fin de carrière sportive marque souvent le début de nouvelles ambitions. En ce qui concerne le Français, rien ne semble encore établi. «Je ne regarde ni devant, ni derrière. Il faut d'abord que je digère cette décision. A court terme, je continue ma tâche de consultant pour L'Equipe TV, L'Equipe.fr et Eurosport, auxquels j'apporterai ma contribution pour Roland-Garros. Ensuite, je suis ouvert à toute proposition.»
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