La récolte de Dessel
Mercredi, le coureur natif du Forez ne s'est pas gêné pour éclabousser de tout son talent, la première étape pyrénéenne, prenant au passage le Maillot Jaune et le maillot à pois, rien que ça ! Il a dû toutefois laisser la victoire d'étape à son compagnon d'échappée l'Espagnol Juan Miguel Mercado.Réaction de Cyril Dessel : «A 20 kilomètres de l'arrivée, mon directeur sportif Julien Jurdie m'a dit : "tu sais ce qui t'attend dans l'arrivée ?". Mais j'ai essayé de rester concentré. Mercado est venu me voir, il espérait la victoire d'étape. Je lui ai dit que je la voulais aussi, car on n'a pas souvent l'opportunité de gagner sur le Tour. J'ai joué ma carte à fond. Il m'a surpris aux 250 mètres. J'avais les jambes pour gagner le sprint, j'avais même des jambes de feu ! Tous les coureurs cyclistes rêvent un jour de porter le Maillot Jaune. Mais au départ, je n'y pensais pas du tout, même en me retrouvant dans l'échappée. Je m'étais fixé pour objectif le maillot à pois de la montagne. Aujourd'hui (mercredi), il y avait pas mal de points à récupérer. Dans l'échappée, j'ai vite vu que Mercado marchait fort que c'était l'homme à pointer.»
Premier français en jaune depuis Voeckler (2004) et premier doublé français maillot jaune-maillot à pois depuis Virenque (2003), Cyril Dessel, qui avoue «supporter l'ASSE et se rendre trois quatre fois par an à Geoffroy-Guichard» entre de belle manière dans le grand livre du Tour 2006. Quelques secondes après avoir endossé le premier Maillot Jaune de sept ans de carrière, Cyril Dessel se laissait aller à cette confidence : «Tout coureur cycliste rêve de porter un jour le Maillot Jaune du Tour de France», depuis ce mercredi, le rêve est désormais... réalité.
Publicité