Les Enfoirés 2006

Publié le par vava14

Ce soir, nous allons pouvoir retrouver sur TF1 les Enfoirés. Trois heures de spectacle conçues et menées de main de maître par Jean-Jacques Goldman, toujours aussi discret sur ses actions envers les autres. « Le jour s'est levé... » Sur les premières notes de cette ancienne chanson de Téléphone, les Enfoirés entrent en scène déguisés en Pierrots lunaires. Dans la Halle Tony-Garnier à Lyon, où le spectacle diffusé ce soir sur TF1 a été enregistré fin février, le public est déjà debout. Les projecteurs illuminent un immense décor de village aux allures provençales. Yannick Noah joue au basket sur la place. Gérard Darmon est parfait en facteur, Bruel en sommelier. Jean-Baptiste Maunier vide les poubelles, Nolwenn Leroy boit un café servi par Corneille...

Ils sont 40 artistes à avoir répondu à l'invitation de Jean-Jacques Goldman, maître d'oeuvre depuis le début des années 1990 du spectacle des Enfoirés. S'il refuse de se mettre en avant, tout pourtant porte sa griffe. Jusqu'au décor inspiré par le sud de la France, où l'auteur-compositeur le plus prolixe de France partage la vie de sa nouvelle épouse depuis quelques années. « Jean-Jacques nous donne une leçon d'humilité, note Catherine Lara dans les coulisses. À celles et à ceux qui, dans notre métier, auraient la grosse tête, il montre que le plus important c'est d'avoir un gros coeur. »
Depuis le début de l'aventure des Enfoirés, Goldman imagine et conçoit cette soirée suivie chaque année par plus de 10 millions de téléspectateurs et qui, dans la foulée, engendre d'importantes ventes de CD et DVD du spectacle. Comment s'y prend-il ? « Cet homme-là n'écoute pas la radio comme nous. Il repère ce qui marche, ce qui plaît aux gens. Et, à partir de là, il fait son programme, son affiche », confie une proche du chanteur. Patrick Bruel confirme : « L'important c'est d'avoir tous ceux qui ont du succès. L'objectif est de faire de l'audience pour sensibiliser le plus grand nombre à la cause des Restos. » Ainsi, cette année aux anciens et valeurs sûres que sont Julien Clerc, Francis Cabrel, Patricia Kaas, Bruel, Garou (etc.) sont venus s'ajouter Nolwenn, Tina Arena, Amel Bent, Raphael et Corneille. Nolwenn s'en réjouit : « Investie dans la Fondation de l'Abbé Pierre, je suis ici dans la même lignée. Je n'avais jamais rencontré Goldman. Il a su me mettre à l'aise. »
Retour sur scène. Malgré deux seules journées de répétition, le spectacle est bien rodé. Chacun a été briefé et, une fois sous les projecteurs, peut suivre sur un prompteur (écran TV) les paroles de la chanson à interpréter ou le texte à dire. Là encore, on devine « la touche Goldman ». Les thèmes abordés au fil du spectacle parlent de ce qui lui est cher : les rapports hommes-femmes, adultes-enfants mais aussi notre attachement à certains lieux ou encore aux musiques qui marquent chaque époque. Images d'une France plurielle, métissée, laïque et tolérante. Une France rêvée ? Sans doute, mais ne faut-il par rêver pour pouvoir mobiliser autant d'artistes qui sont là pour soutenir les 45 000 bénévoles des Restos du coeur ? Des bénévoles qui, par dizaines vont, à la fin du spectacle, monter sur scène pour chanter
Aujourd'hui on n'a plus le droit ni d'avoir faim, ni d'avoir froid, un refrain composé par Jean-Jacques Goldman en 1985. Et plus que jamais d'actualité. En 2005, les Restos ont servi 67 millions de repas.

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Publié dans Actualités

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