Le Ghana (Groupe E)
Le volume du milieu de Chelsea et son incroyable valeur marchande font de Michael Essien le porte drapeau de la sélection ghanéenne. C'est oublier Sammy Kuffour, Stephen Appiach, Sulley Muntari ou John Mensah. Beaucoup des piliers de l'équipe ont joué en Italie, ce qui rendra savoureux l'entrée en matière du 12 juin à Hanovre.

Le joueur le plus cher de l'année 2005 est ghanéen et malgré la discrétion du personnage, Michael Essien reste la vitrine internationale des Black Stars. Le puissant milieu de Chelsea, 38 millions d'euros de valeur marchande, participera à une Coupe du monde. Un privilège que n'ont pas eu ses prédécesseurs sous le maillot du Ghana, malgré une histoire riche de quatre Coupes d'Afrique des nations, record du genre. Historique pour le pays, cette aventure le sera aussi pour les équipiers d'Essien, qui se débattent pour la plupart dans un anonymat quasi complet. Les amateurs éclairés connaissent bien Sammy Kuffour ou Stephen Appiah. La notoriété de Sullay Ali Muntari, John Mensah, Matthew Amoah ou Sammy Adjei - entre autres - reste confidentielle en dépit d'un potentiel et - déjà - d'une oeuvre respectables.
Ce déséquilibre trouve aussi ses racines dans l'identité technique de l'équipe de Ratomir Dujkovic, celle d'un bloc compact et puissant, qui favorise l'anonymat des obscurs autant qu'il souligne l'impact d'Essien. Un jeu qui tranche d'ailleurs avec ce que le Ghana avait toujours proposé. «Je pense qu'il leur manque un créateur, un joueur d'exception comme Abedi Pelé ou Anthony Yeboah ont pu l'être à leur époque, indiquait l'an passé Marcel Desailly, d'origine ghanéenne, invité par la FIFA à présenter le trophée sur son sol natal. Essien et Appiah sont remarquables, mais leur rôle n'est pas de créer le jeu. Vous pouvez avoir onze Desailly dans une équipe, ça ne suffit pas ! Selon moi, cette équipe est très protégée en défense, elle prendra peu de buts, mais elle pourrait connaître quelques soucis dans l'animation du jeu.»

Du reste, Essien n'a pas le monopole de l'orientation du jeu. Il s'appuie sur deux lieutenants qui forment avec lui un trident dont dépend la santé de l'équipe : Stephen Appiah et Sullay Ali Muntari, ce dernier étant, comme lui, absent à la CAN. Le premier, au style proche de celui d'Essien, s'est fait remarquer en tant que titulaire à la Juventus en 2004/2005 après des débuts précoces en Italie - il était alors attaquant - à l'Udinese puis Parme et Brescia. Barré par Manuele Blasi, il fut ensuite transféré à Fenerbahçe pour 8 millions d'euros. Il s'y est fait un nom en Ligue des champions en égalisant devant Schalke 04 à treize minutes de la fin (3-3) d'une volée qui a fait le tour des télés européennes et de la lucarne gauche. Autre "Italien" engagé cet automne en Ligue des champions, avec l'Udinese, Sulley Ali Muntari fait partie de cette génération de joueurs issus du groupe battu en finale du Mondial des moins de 20 ans en 2001, avec Mensah, Papoe, Ibrahim, Pantsil et... Essien, alors Bastiais. Encore tout jeune (21 ans), son influence sur le style du Ghana est condamnée à croître. Présent aux JO d'Athènes, où une brouille avec sa fédération a failli l'éloigner de la sélection, il a marqué les esprits lors de son premier match de Série A contre le Milan AC.

Le joueur le plus cher de l'année 2005 est ghanéen et malgré la discrétion du personnage, Michael Essien reste la vitrine internationale des Black Stars. Le puissant milieu de Chelsea, 38 millions d'euros de valeur marchande, participera à une Coupe du monde. Un privilège que n'ont pas eu ses prédécesseurs sous le maillot du Ghana, malgré une histoire riche de quatre Coupes d'Afrique des nations, record du genre. Historique pour le pays, cette aventure le sera aussi pour les équipiers d'Essien, qui se débattent pour la plupart dans un anonymat quasi complet. Les amateurs éclairés connaissent bien Sammy Kuffour ou Stephen Appiah. La notoriété de Sullay Ali Muntari, John Mensah, Matthew Amoah ou Sammy Adjei - entre autres - reste confidentielle en dépit d'un potentiel et - déjà - d'une oeuvre respectables.
Ce déséquilibre trouve aussi ses racines dans l'identité technique de l'équipe de Ratomir Dujkovic, celle d'un bloc compact et puissant, qui favorise l'anonymat des obscurs autant qu'il souligne l'impact d'Essien. Un jeu qui tranche d'ailleurs avec ce que le Ghana avait toujours proposé. «Je pense qu'il leur manque un créateur, un joueur d'exception comme Abedi Pelé ou Anthony Yeboah ont pu l'être à leur époque, indiquait l'an passé Marcel Desailly, d'origine ghanéenne, invité par la FIFA à présenter le trophée sur son sol natal. Essien et Appiah sont remarquables, mais leur rôle n'est pas de créer le jeu. Vous pouvez avoir onze Desailly dans une équipe, ça ne suffit pas ! Selon moi, cette équipe est très protégée en défense, elle prendra peu de buts, mais elle pourrait connaître quelques soucis dans l'animation du jeu.»

Du reste, Essien n'a pas le monopole de l'orientation du jeu. Il s'appuie sur deux lieutenants qui forment avec lui un trident dont dépend la santé de l'équipe : Stephen Appiah et Sullay Ali Muntari, ce dernier étant, comme lui, absent à la CAN. Le premier, au style proche de celui d'Essien, s'est fait remarquer en tant que titulaire à la Juventus en 2004/2005 après des débuts précoces en Italie - il était alors attaquant - à l'Udinese puis Parme et Brescia. Barré par Manuele Blasi, il fut ensuite transféré à Fenerbahçe pour 8 millions d'euros. Il s'y est fait un nom en Ligue des champions en égalisant devant Schalke 04 à treize minutes de la fin (3-3) d'une volée qui a fait le tour des télés européennes et de la lucarne gauche. Autre "Italien" engagé cet automne en Ligue des champions, avec l'Udinese, Sulley Ali Muntari fait partie de cette génération de joueurs issus du groupe battu en finale du Mondial des moins de 20 ans en 2001, avec Mensah, Papoe, Ibrahim, Pantsil et... Essien, alors Bastiais. Encore tout jeune (21 ans), son influence sur le style du Ghana est condamnée à croître. Présent aux JO d'Athènes, où une brouille avec sa fédération a failli l'éloigner de la sélection, il a marqué les esprits lors de son premier match de Série A contre le Milan AC.
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