L'Angola (Groupe D)

Publié le par vava14

La sélection angolaise s'est qualifiée pour la Coupe du monde sans la moindre individualité ni même passé footballistique significatif. Un parcours exceptionnel pour un pays à peine remis d'une guerre civile, dû à un travail de longue haleine. L'Angola, exemplaire par sa stabilité, est une exception en Afrique.aucun joueur de la dimension d'Essien, Drogba ou Adebayor pour jouer le rôle de porte-drapeau. Aucun passé notable dans ce pays où le basket est le sport numéro un. «Je ne m'attendais pas à notre qualification, je n'imaginais pas que ce rêve deviendrait réalité» a reconnu le capitaine Fabricio Alcibiade Maieco Akwa. Des quatre nouveaux visages africains à la Coupe du monde, l'Angola est le moins connu et objectivement le plus surprenant de tous. Un miracle. L'ancienne colonie portugaise est une nation aussi minuscule que jeune sur la carte du football mondial. Elle a disputé son premier match international le 1er juin 1977. Avec ses 13 millions d'habitants meurtris par une guerre civile de vingt-sept ans, dont l'immense majorité vit dans la plus extrême pauvreté, elle a trouvé les ressources pour éliminer le géant Nigeria, deux titres de champion d'Afrique, dix fois plus d'habitants et de footballeurs. Coincé entre la RD Congo, la Zambie et la Namibie au Sud-Ouest de l'Afrique, l'Angola vit une histoire singulière, résultant d'un modèle de développement rare sur le continent.
Le foot angolais s'est structuré autour de quelques grandes entreprises, notamment pétrolières. Un système basique, mais qui garantit un financement du sport stable dans un pays habitué à tous les chaos et toutes les allégeances. Les meilleurs joueurs s'exilent en Asie ou en Europe, essentiellement vers le Portugal, futur adversaire au premier tour, mais aussi en France, comme le Clermontois André Titi Buengo, auteur de 8 buts en L2 cette saison, ou le jeune Antonio Sango, qui évolue en CFA à Vauban. «Pas mal de nos adversaires se sont dits et se disent encore : "bof, ce n'est que l'Angola", mais si nous jouons comme nous l'avons fait jusqu'à maintenant, tous pour un, tout sera possible en Allemagne, veut croire Akwa. Il faut montrer que ce n'était pas un coup de chance, montrer aussi que l'Angola ne se résume ni à la guerre ni au pétrole. Nous devons nous préparer à jouer tout le monde, même le Brésil, même Zidane, tous les grands joueurs.»
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Publié dans Evènements sportifs

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