Le Japon (Groupe F)
Pour sa troisième participation consécutive à une phase finale, le Japon, co-organisateur avec la Corée du Sud en 2002, va devoir prouver que son huitième de finale ne devait pas tout au fait d'avoir joué à domicile.
Le Japon, comme les trois autres qualifiés asiatiques pour la Coupe du monde (Corée du Sud, Arabie Saoudite et Iran) réussira-t-il à rééditer, au mois de juin en Allemagne, son excellente performance de 2002 ? L'équipe alors entraînée par Philippe Troussier avait été éliminée en huitièmes de finale par la Turquie (1-0), qui allait tout de même monter sur la troisième marche du podium. Au baromètre de la détermination et des résultats, les Nippons sont en constante progression. Bien que 18e nation mondiale, coincée entre l'Egypte (champion d'Afrique, 17e) et la Grèce (championne d'Europe, 19e), la formation dirigée par le Brésilien Zico n'est plus seulement une équipe physiquement bien préparée, pleine de vivacité mais trop légère et rêveuse pour la haute compétition. Les progrès accomplis en l'espace de dix ans par le football nippon s'expliquent en partie par la création, en 1993, de la J-League, dont le succès a été immédiat. Après la terrible désillusion de la non qualification pour la Coupe du monde aux Etats-Unis en 1994, la faute à une égalisation de dernière minute des Irakiens, le Japon a relevé la tête en obtenant quatre ans plus tard, lors d'un match de barrage face à l'Iran, le droit de disputer sa première phase finale. Depuis ce "France 98" et ses trois défaites, le Pays du soleil levant a beaucoup appris. Les désormais traditionnels champions d'Asie (premier titre en 2000) furent les premiers à se qualifier pour le Mondial avec onze victoires en douze rencontres qualificatives.
Preuve également que beaucoup de choses ont changé à l'Est, le Japon semble désormais préférer la qualité (des adversaires) à la quantité (des matches disputés). Dans la perspective de leur match d'ouverture contre l'Australie, le 12 juin à Kaiserslautern, les Nippons ont entamé leur préparation face aux Etats-Unis (défaite 3-2 après avoir été menés 3-0 à la pause). Ils ont ensuite battu la Finlande (2-0) avant un intermède consacré aux éliminatoires Coupe d'Asie 2007, parfaitement négocié face à l'Inde (6-0). Encore irréguliers et capables du meilleur comme du pire, ils ont aussi concédé deux matches nuls récemment face à la Slovaquie (2-2) et la Bosnie-Herzégovine (2-2). Si le match d'ouverture face à l'Australie de Guus Hiddink devrait donner la tendance du groupe où figure également la Croatie, les Japonais, dont Michel Platini dit qu'ils pratiquent «le football de demain», espèrent bien se qualifier pour le deuxième tour avant le dernier match de poule face au Brésil, un événement attendu par tout un peuple.
LE PROGRAMME DU JAPON :
Le 30 mars : Japon - Equateur : 1-0
Le 9 mai : Japon - Bulgarie (Amical)
Le 13 mai : Japon - Ecosse (Amical)
Le 30 mai : Allemagne - Japon (Amical)
Le 12 juin : Australie - Japon à Kaiserslautern
Le 18 juin : Japon - Croatie à Nuremberg
Le 22 juin : Japon - Brésil à Dortmund
Le Japon, comme les trois autres qualifiés asiatiques pour la Coupe du monde (Corée du Sud, Arabie Saoudite et Iran) réussira-t-il à rééditer, au mois de juin en Allemagne, son excellente performance de 2002 ? L'équipe alors entraînée par Philippe Troussier avait été éliminée en huitièmes de finale par la Turquie (1-0), qui allait tout de même monter sur la troisième marche du podium. Au baromètre de la détermination et des résultats, les Nippons sont en constante progression. Bien que 18e nation mondiale, coincée entre l'Egypte (champion d'Afrique, 17e) et la Grèce (championne d'Europe, 19e), la formation dirigée par le Brésilien Zico n'est plus seulement une équipe physiquement bien préparée, pleine de vivacité mais trop légère et rêveuse pour la haute compétition. Les progrès accomplis en l'espace de dix ans par le football nippon s'expliquent en partie par la création, en 1993, de la J-League, dont le succès a été immédiat. Après la terrible désillusion de la non qualification pour la Coupe du monde aux Etats-Unis en 1994, la faute à une égalisation de dernière minute des Irakiens, le Japon a relevé la tête en obtenant quatre ans plus tard, lors d'un match de barrage face à l'Iran, le droit de disputer sa première phase finale. Depuis ce "France 98" et ses trois défaites, le Pays du soleil levant a beaucoup appris. Les désormais traditionnels champions d'Asie (premier titre en 2000) furent les premiers à se qualifier pour le Mondial avec onze victoires en douze rencontres qualificatives.
Preuve également que beaucoup de choses ont changé à l'Est, le Japon semble désormais préférer la qualité (des adversaires) à la quantité (des matches disputés). Dans la perspective de leur match d'ouverture contre l'Australie, le 12 juin à Kaiserslautern, les Nippons ont entamé leur préparation face aux Etats-Unis (défaite 3-2 après avoir été menés 3-0 à la pause). Ils ont ensuite battu la Finlande (2-0) avant un intermède consacré aux éliminatoires Coupe d'Asie 2007, parfaitement négocié face à l'Inde (6-0). Encore irréguliers et capables du meilleur comme du pire, ils ont aussi concédé deux matches nuls récemment face à la Slovaquie (2-2) et la Bosnie-Herzégovine (2-2). Si le match d'ouverture face à l'Australie de Guus Hiddink devrait donner la tendance du groupe où figure également la Croatie, les Japonais, dont Michel Platini dit qu'ils pratiquent «le football de demain», espèrent bien se qualifier pour le deuxième tour avant le dernier match de poule face au Brésil, un événement attendu par tout un peuple.
LE PROGRAMME DU JAPON :
Le 30 mars : Japon - Equateur : 1-0
Le 9 mai : Japon - Bulgarie (Amical)
Le 13 mai : Japon - Ecosse (Amical)
Le 30 mai : Allemagne - Japon (Amical)
Le 12 juin : Australie - Japon à Kaiserslautern
Le 18 juin : Japon - Croatie à Nuremberg
Le 22 juin : Japon - Brésil à Dortmund
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